À partir de 63 €
Cours de surf à Lisbonne
Profitez d'une activité originale sur la Costa da Caparica, à une quinzaine de kilomètres de la capitale portugaise. Ave...
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63 €
Lisbonne se retrouve à mi-chemin entre les vents de l’Atlantique et un littoral varié qui change d’allure tous les dix kilomètres. Une demi-heure suffit pour rejoindre des beach breaks réguliers ou des reef breaks plus engagés. L’eau reste fraîche toute l’année, entre 15 et 19 degrés (prévoir une 4/3 douze mois sur douze), mais cette proximité entre la capitale et la côte en fait l’une des meilleures bases européennes pour combiner vie urbaine et sessions quotidiennes, du premier take-off au tube bien négocié.
La Costa da Caparica s’étire sur plus de vingt kilomètres au sud du Tage, à seulement 15 km du centre de Lisbonne, soit environ 25 minutes en voiture via le pont du 25 Avril. Le nord, près de São João, attire surtout les débutants avec ses écoles alignées face à des vagues molles, tandis que le sud (Fonte da Telha, accessible l’été par le petit train touristique) propose des peaks plus creusés et moins de monde. Fond entièrement sablonneux, parfait pour apprendre, mais les courants transversaux fatiguent vite après quelques séries.
Les meilleures conditions arrivent avec une houle d’ouest ou de nord-ouest, marée mi-haute, et un vent offshore de l’est qui tient rarement après 11h. L’ambiance reste détendue, avec des douches, des tascas pour le poisson grillé, et suffisamment d’espace pour poser ses affaires sans stress (attention quand même aux vols de voiture dans les parkings isolés, ne jamais rien laisser visible). Les cours tournent autour de 35 à 50 euros, location entre 15 et 20 euros, et quand Carcavelos sature le week-end, tout le monde se rabat ici.
Carcavelos se situe à 18 km du centre, soit environ 30 à 35 minutes en train depuis Cais do Sodré (emporter une housse légère pour la planche). C’est le spot urbain par excellence, avec des vagues rapides mais gérables sur fond de sable, un canal souvent identifiable, et une vraie scène de surf mélangée : étudiants, employés qui enchaînent une session avant le boulot, touristes en cours collectif. La plage est large, mais la saturation grimpe vite dès qu’une houle correcte arrive, surtout le week-end d’été où ça devient ingérable.
Les meilleures conditions se présentent avec des houles ouest-sud-ouest, marée basse à mi-marée, et vent de l’est (rare l’après-midi quand le thermique s’installe). Le shorebreak devient puissant en hiver, ce qui demande un peu de vigilance pour l’entrée et la sortie. L’ambiance rappelle Bondi Beach ou Venice : douches, casiers, cafés directement sur la promenade, et cette sensation d’être entre deux mondes, la ville d’un côté, l’océan de l’autre. Les cours coûtent entre 35 et 50 euros, les locations 15 à 25 euros, et quand le vent tourne nord-ouest, mieux vaut filer vers Caparica.
La plage do Guincho se trouve à 33 km de Lisbonne, environ 35 à 40 minutes de route, nichée au pied de la serra de Sintra dans le Parque Natural de Sintra-Cascais. Exposée à tous les vents, elle fascine autant qu’elle décourage : les vagues deviennent puissantes et creuses dès qu’une houle dépasse un mètre, le vent thermique s’installe presque systématiquement après midi, rendant la mer chaotique (surfer avant 10h reste la règle non écrite). Par petites houles et rare offshore, Guincho offre des sessions magiques sur fond de sable fin, avec parfois des dauphins qui longent le line-up.
Le parking manque de places et les vols y sont fréquents (ne rien laisser visible dans la voiture). Peu d’abris naturels, mais cette sensation d’être constamment dans le flux de l’Atlantique brut, avec les dunes sauvages et le coucher de soleil qui enflamme l’horizon, fait tout le charme du lieu. Une location coûte 15 à 25 euros, les cours 40 à 50 euros, mais le niveau requis reste élevé. Pour les débutants, ce n’est pas ici qu’il faut venir, sauf par temps calme et petit swell.
São Pedro do Estoril, coincé entre Carcavelos et Cascais à 20 km de Lisbonne, reste un secret bien gardé des intermédiaires qui veulent éviter la foule. Beach break régulier, moins exposé au vent que Guincho, avec un parking correct et quelques cafés en bord de plage. Plus au nord, Praia Grande et Praia das Maçãs, sous Sintra, proposent des vagues accessibles et une ambiance de village balnéaire où les touristes viennent surtout pour la piscine d’eau de mer, pas pour le surf.
Ces spots fonctionnent bien avec des houles nord-ouest et marée mi-haute, souvent plus propres que Carcavelos quand le vent tourne mal. L’accès se fait en voiture (25 à 35 minutes selon le trafic), et les parkings restent gratuits hors saison. Peu d’écoles, donc il faut venir avec son matériel, mais la tranquillité compense largement. Après la session, les marisqueiras de Cascais ou un pastel de nata encore chaud à Praia das Maçãs ferment la boucle parfaitement.
À 50 km de Lisbonne, Ericeira se rejoint en 45 minutes de voiture ou en bus depuis Campo Grande. Classée réserve mondiale de surf en 2011 (la deuxième au monde après Malibu), cette petite ville concentre sept spots majeurs sur à peine quatre kilomètres : de Ribeira d’Ilhas, beach break régulier parfait pour progresser, à Pedra Branca ou Coxos, reef breaks exigeants où les séries déferlent avec une violence calculée. Les fonds rocheux nécessitent une bonne lecture de vague et des chaussons (les mises à l’eau peuvent surprendre).
L’ambiance est surf à plein temps, avec des cafés ouverts tôt pour la galão et le pastel de nata d’avant session, des shapers locaux reconnus, et un vrai localisme à respecter (ne jamais griller une vague, observer avant de ramer). Les meilleures conditions reposent sur une houle nord-ouest avec vent de l’est, marée mi-haute, et les sessions matinales offrent toujours les meilleures fenêtres. Les locations tournent autour de 15 à 25 euros, les cours entre 35 et 50 euros, et quand Lisbonne manque de vagues, Ericeira en a presque toujours grâce à son orientation exposée.
La région de Lisbonne reçoit des vagues toute l’année, mais chaque saison possède son caractère. L’hiver (novembre à février) apporte les houles les plus consistantes, parfaites pour Guincho ou Ericeira, tandis que l’été offre des sessions plus douces sur Caparica ou Carcavelos, avec l’inconvénient majeur du vent thermique qui s’installe presque tous les après-midis (privilégier la matinée reste la règle d’or). Les périodes de mi-saison, en avril-mai et septembre-octobre, offrent souvent le meilleur compromis houle-météo-fréquentation.
Les prévisions se basent surtout sur Windguru ou Surfline, avec une attention particulière à la direction de la houle (ouest ou nord-ouest), la marée et le vent d’est qui reste précieux pour lisser les vagues. Une 4/3 convient douze mois sur douze, parfois une 3/2 en août pour les moins frileux, et des chaussons en hiver ou sur les reefs d’Ericeira facilitent les mises à l’eau techniques. Vérifier toujours deux spots voisins avant de choisir, car les conditions changent vite le long de cette côte.
Toute la région est habituée aux débutants, et les écoles de surf proposent généralement des cours de deux heures pour 35 à 50 euros, matériel inclus. Carcavelos et Caparica restent les plus adaptés pour un apprentissage progressif grâce à leurs fonds sablonneux et leurs vagues régulières, même si la foule demande une certaine prudence (les instructeurs choisissent souvent les zones les moins fréquentées). Pour les intermédiaires, Ericeira offre de bonnes options pour se confronter à des vagues plus techniques, avec une vraie communauté prête à conseiller si l’attitude reste humble.
Les locations de planches coûtent entre 15 et 25 euros selon le modèle, et de nombreux shops proposent aussi des casiers et des douches, pratiques pour ceux qui viennent en transport en commun. Les écoles adaptent souvent leurs horaires en fonction du vent, surtout en été, et les shapers locaux peuvent aussi orienter vers les meilleurs spots du moment. La progression naturelle suit souvent ce parcours : Caparica pour les bases, Carcavelos pour affiner, São Pedro ou Ribeira d’Ilhas pour s’endurcir, puis les reefs d’Ericeira quand la lecture de vague devient instinctive.
Un séjour surf autour de Lisbonne peut tenir en trois ou quatre jours, avec un budget quotidien moyen de 60 à 100 euros selon les déplacements, la location de matériel et les repas (les petiscos et le poisson grillé restent abordables dans les tascas locales). Les déplacements en train limitent les frais pour Carcavelos, mais la voiture reste plus flexible pour explorer Ericeira ou les spots de Sintra. Les sessions matinales offrent les meilleures conditions et évitent les foules, avec ce moment magique où le soleil monte sur l’Atlantique et où l’eau semble plus claire.
Toujours sécuriser la voiture dans les parkings (vols fréquents notamment à Guincho et Carcavelos), vérifier les prévisions la veille, et ne jamais hésiter à demander conseil aux locaux dans les surfshops ou cafés. Ceux qui restent une semaine pourront facilement alterner entre les différents spots en fonction de la houle, avec cette sensation rare de vivre entre ville et océan, entre pastéis de nata du matin et verres de vinho verde en fin de journée, face à un coucher de soleil qui transforme l’Atlantique en miroir doré.
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